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Ko Lanta, une ile maintenant très fréquentée.

Ko Lanta, une ile maintenant très fréquentée.

Déçu par Rawai, je continue ma tournée des plages dans le sud, à la recherche de quelques endroits de nature pas trop souillés par l’industrie touristique, Ko Lanta est une grande ile, qui a donné le nom à la triste émission de téléréalité, seule la saison 1 a été tournée sur ses terres, mais uniquement dans sa seconde partie nord, appelée Ko Lanta Noi (petite) et sur des iles environnantes.
Ko Lanta me paraissait encore à l’abri du tourisme de masse, et je me suis bien planté à ce niveau, les bateaux au départ du port de Chalong, à Phuket, vers Krabi et ses iles, sont pleins à craquer, faut dire que c’est la haute saison.
Je décide de me rendre à l’ancien village, appelé Old Town, à l’est de l’ile, c’est à dire du côté le moins blindé en hôtels (resorts), l’architecture est tout en bois, façon western, les habitants de Ko Lanta sont principalement Musulmans, paisibles et avenants.

Le village me paraît immédiatement surfait, trop clean pour être authentique, cerise sur le gâteau, le jour de mon arrivée commence une course de mobylettes à l’entrée de la ville, et cela pour 3 jours!! Voici l’ambiance :

En images, la rue principale du village:

A la sortie de Old Town, le rivage est constitué de zones à Mangroves peu denses, je profite de la marée basse pour m’engluer dans la vase et faire quelques photos en fin de journée.

Louer une mobylette est très facile, comme partout en Asie, n’ayant pas d’expériences de conduite, excepté l’année dernière à Siquijor aux Philippines , j’y vais doucement au début.
Faire le tour de l’ile est impossible, il faut parcourir la route Est et la route Ouest séparément, l’embranchement se situe à quelques kilomètres au nord de Old Town.
Je commence par l’ouest, puisque j’y suis déjà, pas grand chose à voir, excepté ce village de Moken (gitans de la mer), le Ban Sangka U,  à la pointe sud, presque en fin de route.

Un ou deux kilomètres plus loin, c’est le bout du monde et les hautes collines stoppent la route net, un resort en pleine nature donne sur la mer, un endroit très tranquille, isolé de tout, mais également surfait, j’ai bien apprécié le ponton en bois et les tables pour le déjeuner.

En partant de Old Town vers le nord, toujours sur la côte est, on croise une superbe mangrove, ici l’entrée est payante et des bateliers proposent un parcours dans les chenaux, je refuse car en 2011 j’ai eu la chance de participer gracieusement à une journée de plantation dans la mangrove, à Satun, en compagnie de Ning et Wew.
Je retrouve avec grand plaisir ce biotope que je me promet d’observer plus en détails prochainement, les gobies marcheurs sont toujours là, ainsi que ces poissons aiguille que je n’arrive pas à identifier. Le crabe violoniste sort de son trou sous le soleil écrasant de midi.

La route Est est bordée de plantations d’hévéa, l’arbre à Caoutchouc; pendant l’hiver, cette monoculture revêt quelques couleurs vives au sommets des arbres.

Je pars maintenant en direction de la côte Ouest, et là ce n’est qu’alignements d’hôtels en bordure de mer, par curiosité je me renseigne au niveau des tarifs pour des huttes simples, les tarifs sont exorbitants pour la Thaïlande, plus de 1200 baths  (32 euros) !
Je continue ma route vers le sud, et là, juste avant le parc national de Ko Lanta, la route devient très vallonnée, il reste quelques magnifiques plages pas trop dévorées par les constructions, mais tout de même…

Il est déjà tard, la route est longue, la taxe d’entrée du parc national est un peu trop élevée et les gardiens sont avares en renseignements, en  fait ils se foutent pas mal de voir un gars qui semble s’intéresser à la faune et à la flore,  je crois comprendre qu’un petit sentier permet une balade dans la jungle, mais cela reste très limité et j’en ai vu d’autres, le célèbre phare en métal rouillé, peint en blanc, était une des curiosités principales de l’ile, mais l’édifice est situé dans le parc et d’après les photos, est tout simplement insignifiant.
Je rebrousse chemin et m’arrête pour le coucher de soleil sur la plage de Ao Kantiang, j’aperçois Ko Phi-Phi à l’horizon.

De ko Lanta, ça vaut le coup de réserver une excursion en bateau, de ravissantes petites iles parsèment la côte Est, au large, on remarque bien la structure côtière de Old Town sur pilotis.

Le lieu le plus célèbre est la grotte d’émeraude, que l’on peut atteindre en nageant dans une cavité rocheuse complètement sombre, sur une centaine de mètres, l’endroit est tout simplement paradisiaque, mais ici,  la foule l’emporte sur la magie du site et le soleil est bien trop violent. Les falaises karstiques de toute la région sont peuplées par des chauves souris géantes, très communes en Asie du Sud-Est, appelées également flying fox (renard volant).

 

Le bateau s’arrête à trois reprises sur des zones de snorkeling (masque tuba), cette fois-ci je reste à bord, sachant qu’il n’y a plus rien à observer en Thaïlande en surface, à moins de pratiquer la plongée bouteille. La pause repas sur l’ile de Koh Ngai est très chouette, la plage est idyllique !

C’est déjà l’heure du retour, il est 15h. Allez,  bye bye Ko Lanta, prochaine destination Ao Nang, lieu très familial et touristique, mais parmi les plus belles plages du monde…

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Ko Lanta, une ile maintenant très fréquentée.

par Stéphane Bidouze time to read: 7 min
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