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Ko laoliang

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Lune intense, presque pleine. Je suis assis sur une vilaine chaise en plastique, les pieds à la limite de  l’eau (j’ose pas m’avancer à cause du matos), la tête immergée dans les suites pour violoncelle de Jean Sébastien, j’édite les quelques photos de la journée de cette toute petite île, Ko Lao-Liang, dans la mer Andaman. La plage ne doit pas faire ses deux-cent mètres de long; derrière elle, quelques chapiteaux en bois, couverts de feuilles de palmiers, abritent de quoi se restaurer, des sanitaires, le tout noyé dans les arbres éléphants à feuilles larges et épaisses. C’est tout! Le reste de l’île est inaccessible, des falaises karstiques, raides et hautes emmurent cet ensemble. Nous sommes bien une vingtaine sur cette île, moi et dix-neuf Allemands. Mystère… Un anglo-saxon blondinet-bouclé-beau-gosse s’occupe de l’accueil et c’est à peu près tout…deux Thais s’occupent de faire la délicieuse tambouille, tandis que trois autres balaient perpétuellement le sable, afin de rassembler le maximum de feuilles d’arbre-éléphant (amandiers). Bref, vous l’avez compris, je suis dans un camp de concentration moderne, avec des néo-allemands pacifiques. Le vrai camp de la mort est à mes pieds; à l’époque de Jean-Sébastien, c’était un massif multicolore et éclectique, assurément encore une merveille de la vie.Pas un seul des coraux, observés pendant mes deux heures de snorkelling aujourd’hui, n’était vivant. Du marron, beaucoup de marron, du sombre, des résidus de millions de corps flottants et s’amassant autour de leurs propres vestiges. Selon « beaugossebouclé », tous les coraux durs de la mer andaman sont morts, et il n,’a pas tort, du moins pour tous ceux en bordure côtière! De nombreux poissons ont dû déserter ou mourir, il en reste encore pas mal, du minuscule à celui de taille respectable, couleurs vives et saturées, j’ai pu filmer le seul inféodé à son hôte chevelue et venimeuse, le poisson clown et son anémone. Hé oui, les clowns restent!!! Bon, cela change évidemment de la foisonnante Bangkok, c’est différent, tout simplement, mais est-ce finalement aussi « vivant »?

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Ko laoliang

par Stéphane Bidouze time to read: 2 min
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