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Camiguin, l’ile volcanique

Camiguin, l’ile volcanique

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Camiguin est une ile de taille modeste, situé dans le Nord Mindanao, un seul point de départ depuis Bohol: le port de Jagna, à l’est, un ferry par jour à 13h.

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A Bohol, immédiatement après la visite du sanctuaire aux Tarsiers, je demande à un tricycle de me déposer à Jagna, pas le temps d’attendre le bus, un seul ferry par jour est opérationnel.
Après 2 heures de traversée, c’est le débarquement au port de Benoni, à l’est de l’ile, un saut dans un moto-taxi et me voilà dans un modeste resort, le Sabacajan, tenu par la sympathique famille du même nom.

Le portail défoncé donne sur une plage de sable noir, Camiguin est en effet une ile volcanique, une douzaine de volcans, dont trois principaux. Les couchers de soleil, sans être à la hauteur de Siquijor, sont toujours intenses.

Juste en face de ma chambre, la « White island » est un banc de sable blanc étincelant sur la mer aux multiples bleus, c’est un lieu de baignade très prisé le matin et en fin de journée, une simple Bangka permet d’y accéder en quelques minutes. Depuis le banc, on perçoit mieux la belle physionomie de Camiguin, et son relief montagneux.

En rebroussant chemin direction Mambajao, une route mène à la plus grande cascade de l’ile, la Katibawasan.
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Le 31 décembre sonne, et avec lui les dernières heures des cochons, le Lechón est une tradition des Philippines, consistant à rôtir l’animal en entier, après l’avoir aspergé de lait de noix de cocos, c’est un plat de luxe, peu de familles peuvent se l’offrir.

Je passe sur la soirée du nouvel an, qui, dans un lieu aussi rural, n’est qu’explosions de pétards accompagnés des familles philippines buvant et jouant dans la rue. La ville de Mambajao, située à une dizaine de kilomètres de ma zone, aurait été plus favorable pour célébrer la nouvelle année, mais je suis finalement resté en  compagnie d’une famille ô combien sympathique, buvant des bières jusqu’à pas d’heure, au bord de la route, dans la nuit plutôt humide, très humide même…si j’en crois la bonne bronchite qui a suivi  cette soirée. :). J’ai profité des sources d’eau chaude volcanique de Hibok-Hibok pour tenter un rétablissement accéléré, mais ces dernières se sont révélés juste tièdes, même dans le bassin le plus chaud, pas aussi efficaces que celles de Hindad testées en Thaïlande en Juillet.

J’en profite pour conseiller aux voyageurs solitaires, de presque toujours s’installer dans la ville principale dans les iles peu peuplées. Le gain en ambiance, confort, infos, transports, choix de restauration est préférable à un resort isolé en bord de mer, sachant que pas mal d’activités démarrent de là. La location d’une moto est facile, mais oblige le déplacement quotidien vers les lieux animés.

La Casa Roca est une superbe propriété surplombant la mer, le patron, Jim, Canadien, est un homme qui a beaucoup voyagé, un bon vivant, le cœur sur la main. Les chambres de l’hôtel sont spacieuses, sa femme, Evelyn, une Philippine, est une cuisinière hors pair, un endroit exceptionnel pour séjourner, à condition d’aimer l’isolement.
Jim m’a prêté un vieux vélo, idéal pour me rendre au cimetière englouti et au vieux volcan, à quelques kilomètres, la route est cependant très vallonnée.
Le cimetière fut englouti lors d’un sévère tremblement de terre dans les années 1870, c’est aujourd’hui une des attractions principales de l’ile et également un lieu de snorkeling (pas testé car pas amené le matos). Je m’y suis rendu au crépuscule.

Quelques jours plus tard, je suis revenu sur les lieux pour monter au vieux volcan (old volcano). Le parcours est une route de pèlerinage; un chemin de croix représenté par des sculptures peintes, d’un goût douteux, ponctue la marche. Le trajet commence par des escaliers dans une légère forêt, suivi d’un chemin en terre à ciel découvert, il y fait très chaud après 9H du mat, 2 litres d’eau ne sont pas de trop. Depuis les hauteurs, on aperçoit très bien le cimetière englouti, la route et la forêt, ici aussi constituée principalement de plantations de cocotiers, la nature est dévastée, aucune trace de jungle ou d’un biotope s’y rapprochant.

Mantigue island

A L’ouest de Camiguin, une petite ile nommé Mantigue est une destination Robinson Crusoesque, seuls des pêcheurs et cultivateurs d’algues y séjournent à l’année. Le mieux est de partir le matin, un petit port au dessus de Benini permet de s’y rendre pour 500 pesos, à bord d’une Bangka.

La côte ouest de l’ile est bordée d’un sanctuaire marin original, composé d’une vaste étendue d’herbe genre Posidonie, des coraux isolés ponctuent le sable blanc, quelques dizaines de mètres plus loin, un tombant riche en coraux et poissons, permet des heures d’exploration. L’eau n’était pas très limpide ce jour là, les pluies qui sévissent quotidiennement et le vent ne permettent pas de laisser reposer les impuretés et le sable.

On peut faire le tour de cette ile en quelques minutes, une petite forêt règne au centre, un chemin permet de la parcourir.

Je reprends la Bangka en direction de Camiguin, l’ile est à présent ensoleillée et j’aperçois bien la forêt côtière, on voit bien sur cette photo la quantité phénoménale de cocotiers qui remplace la forêt secondaire, jusque dans les hauteurs.
camiguin-ile-côte-cocotiers

Pour accéder à la forêt secondaire, il aurait fallu que je puisse randonner sur le mont Hibok-Hibok, cela n’a pas été possible à cause de pluies quotidiennes ainsi qu’un épais brouillard en altitude, il est conseillé de venir en Mars-avril, qui est désormais la vraie saison sèche aux Philippines.

On quitte Camiguin avec des sourires d’enfants, derrière la muraille de l’école.
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4 commentaires

  1. Bonjour Stéphane,
    Nous venons d’atterrir à Manille et sommes parvenus sur ton blog en faisant des recherches sur Camiguin.
    Nous hésitons encore sur notre trajet à faire aux Visayas… Est-ce que ça vaut vraiment le coup de pousser jusqu’à Camiguin? Te rappelles-tu combien t’as coûté le ferry entre Jagna et Camiguin?
    Par avance merci pour tes réponses!
    Anaïs & Maxime du blog Visas-vies.fr

    • Bonjour, je suis actuellement en voyage, non, je ne me rappelle pas du prix du Ferry, mais ce n’est pas cher pour des Européens.
      Si ça vaut le coup, cela dépend ce que vous cherchez, Camiguin est une belle petite île assez sauvage, je vous le conseille.

    • Pour info […]la ligne Jagna-Camiguin-Cagayan de Oro avec OceanJet a ete definitivement
      abandonnee depuis le 31 oct.2014 pour cause de non rentabilite…
      Le ferry hebdomadaire qui faisait le trajet Cebu-Balbagon(Camiguin) a coule dans le port, suivi d’un autre ferry qui venait le depanner…Ce qui fait que le port est ferme pour longtemps…Le seul moyen pratique de rejoindre Camiguin a partir de Cebu, reste l’avion de Cebu Pacific 5 x par semaine! […]

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Camiguin, l’ile volcanique

par Stéphane Bidouze time to read: 7 min
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